Attaque de panique : définition, symptômes et dans quel cas consulter ?
Qu’est-ce qu’une attaque de panique, quels en sont les symptômes et dans quels cas consulter ? Une attaque de panique est une forme de crise d’angoisse extrêmement intense. On parle aussi de “crises de panique” ou de “crise d’angoisse aiguë”. Elle se manifeste par l’apparition soudaine d’une...

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Attaque de panique, définition, symptômes et dans quel cas consulter ?
Qu’est-ce qu’une attaque de panique, quels en sont les symptômes et dans quels cas consulter ?
Une définition pour l’attaque de panique
Une attaque de panique est une forme de crise d’angoisse extrêmement intense. On parle aussi de “crises de panique” ou de “crise d’angoisse aiguë”.
Elle se manifeste par l’apparition soudaine d’une peur très forte, d’une profonde appréhension ou d’une terreur.
Elle s'accompagne de symptômes physiques intenses et de pensées envahissantes, souvent associée à l’impression d’une catastrophe imminente.
Avant d’avoir appris à les gérer, on a l’impression de perdre le contrôle de soi. Cela peut aller jusqu’à avoir l’impression qu’on va devenir fou, s’évanouir ou mourir.
Une crise d’angoisse aiguë peut conduire à paniquer complètement, au point de perdre tous ses moyens, se retrouver complètement sidéré, appeler les urgences ou demander à se faire hospitaliser.
Définition de l’attaque de panique selon le DSM 5
Voici la définition selon le manuel Diagnostic Américain, le DSM-5 (qui fait consensus dans la recherche).
“Une attaque de panique est une montée brusque de crainte intense ou de malaise intense qui atteint son acmé en quelques minutes, avec la survenue de quatre (ou plus) des symptômes suivants :
N.B. : La montée brusque peut survenir durant un état de calme ou d’anxiété.
- Palpitations, battements de cœur sensibles ou accélération du rythme cardiaque.
- Transpiration
- Tremblements ou secousses musculaires
- Sensations de « souffle coupé » ou impression d’étouffement
- Sensation d’étranglement
- Douleur ou gêne thoracique
- Nausée ou gêne abdominale
- Sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou impression d’évanouissement
- Frissons ou bouffées de chaleur
- Paresthésies (sensations d’engourdissement ou de picotements)
- Déréalisation (sentiments d’irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)
- Peur de perdre le contrôle de soi ou de « devenir fou »
- Peur de mourir
N.B. : Des symptômes en lien avec la culture (p. ex. acouphènes, douleur au cou, céphalées, cris ou pleurs incontrôlables) peuvent être observés. De tels symptômes ne peuvent pas compter pour un des quatre symptômes requis”.
Source : https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr/trouble-panique.html
Attention :
Lire ces critères ne suffit pas à faire un diagnostic.
Seul un professionnel reconnu (médecin ou psychologue) dispose des compétences pour faire un diagnostic.
Symptômes de l’attaque de panique
Une attaque de panique se reconnaît par l’association de symptômes physiques et de symptômes psychologiques qui apparaissent en peu de temps.
Symptômes physiques
Parmi les symptômes physiques les plus fréquents, on retrouve :
- boule dans la gorge ou dans la poitrine
- oppression respiratoire, sensation d’étouffer, souffle court, impression d’étranglement
- bouffées de chaleur ou frissons
- tremblements, crispations, secousses musculaires, douleurs
- sudation, transpiration excessive
- palpitations, tachycardie (cœur qui bat vite ou fort)
- nausées, inconfort abdominal, besoin pressant
- engourdissements, picotements (surtout aux extrémités)
- étourdissement, vertiges, impression de s’évanouir
- D’autres symptômes plus spécifiques (notamment liés à la culture)
Ces sensations peuvent être très impressionnantes et donner l’impression d’un problème vital, alors même qu’il s’agit d’une réaction anxieuse intense.
Symptômes psychologiques
Sur le plan psychique, l’attaque de panique s’accompagne souvent de :
- peur intense ou terreur (peur de mourir, de devenir fou ou de perdre totalement le contrôle)
- pensées parasites, craintes obsédantes,
- Anticipation anxieuse, impression qu’il va arriver quelque chose de grave
- sentiment d’irréalité de ce qui nous entoure (déréalisation)
- impression d’être comme « en dehors de soi » (dépersonnalisation)
Ces expériences peuvent être très déroutantes et laisser une forte appréhension.

Durée des symptômes de l’attaque de panique
Une attaque de panique :
- Survenue brutale
- atteint souvent son apogée en quelques minutes
- dure de quelques minutes à une trentaine de minutes (entre 5 et 20mn en moyenne).
Les symptômes physiques diminuent ensuite progressivement, mais :
- la fatigue peut être importante
- l’inquiétude ou la tension peuvent persister plus longtemps
- On peut rester marquée par la peur que « ça recommence »
C’est souvent à partir de là que se met en place la peur d’avoir peur.
Ces expériences peuvent être très déroutantes et laisser une forte appréhension.
À l’issue de la crise
On peut retrouver :
- Une fatigue intense :
Une grande fatigue ou épuisement sont fréquents à l'issue de la crise, parfois au point de s’endormir juste après.
- Le traumatisme de la crise :
L’expérience à été vécue comme horrible, voir traumatisante.
Dans les temps qui suivent la crise, on peut développer une profonde aversion à refaire une crise ou à se retrouver dans une situation ou une crise s’est déclenchée.
C’est ce qu’on appelle communément “la peur de la peur”.
- La lutte et/ou l’évitement :
La peur de la peur conduit à éviter ou anticiper certaines situations.
Cela peut aussi se traduire par une lutte intense lorsqu'on “on a pas le choix”. Cette lutte est elle aussi épuisante.
Contextes de déclenchements et déclencheurs
Les attaques de panique peuvent se déclencher de façon inattendue ou au contraire, anticipée.
Il peut parfois s’avérer difficile de comprendre les déclencheurs, sans faire un travail approfondi d’observation et sans avoir un accompagnement psychothérapeutique spécialisé.
Mais notez bien ceci :
“Il y a toujours des déclencheurs. Les crises ne se déclenchent pas “sans raison”.
C’est simplement, que parfois, on n’arrive pas à les identifier ou les comprendre.
Évolution des attaques de panique
On peut faire une attaque de panique, et ne plus jamais en refaire de sa vie.
Mais il est fréquent qu’une fois la première crise arrivée, on se mette à refaire (parfois avec des périodes d’accalmie et de “rechute”).
Sans prise en charge adaptée, cela risque d’évoluer vers un trouble panique, un trouble anxieux généralisé et/ou de l'agoraphobie.

Le trouble panique (en quelques mots) d’après le DSM-5
Je vous cite à nouveau le manuel diagnostic. il définit le trouble panique sur la base de 4 conditions :
- “Attaques de panique récurrentes et inattendues”.
- “Au moins une des attaques a été suivie par une période d’un mois (ou plus) de l’un ou des deux symptômes suivants :
- Crainte persistante ou inquiétude d’autres attaques de panique ou de leurs conséquences (p. ex. perdre le contrôle, avoir une crise cardiaque, « devenir fou »).
- Changement de comportement significatif et inadapté en relation avec les attaques (p. ex. comportements en lien avec l’évitement du déclenchement d’une attaque de panique, tels que l’évitement d’exercices ou de situations non familières).”
- “La perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ou d’une autre affection médicale [...]”.
- La perturbation n’est pas mieux expliquée par un autre trouble mental (p. ex. [...] l’anxiété sociale, [...] la phobie spécifique, [...] un trouble obsessionnel-compulsif, [...] un trouble stress post-traumatique, ou une l’anxiété de séparation).”
Source : https://tcc.apprendre-la-psychologie.fr/trouble-panique.html
Pour faire simple :
On peut parler de trouble panique lorsque :
- Les attaques de panique se répètent pendant plus d’un mois,
- On a peur de refaire une crise
- Cette peur se traduit par des aménagements et des changements importants dans notre vie (qui peuvent venir progressivement).
- Le problème n’est pas imputable à un autre trouble somatique ou psychique.
C’est pour cela que si vous avez des doutes, il est essentiel de voir un médecin afin de faire les examens qui permettront d’exclure d’autres éventuelles causes.
Et c’est aussi pour cela que le diagnostic doit être fait (ou confirmé) par des professionnels.
L’anxiété généralisée (là aussi en quelques mots)
Un trouble panique peut favoriser une évolution vers un trouble anxieux généralisé (ou TAG). Notez qu’on peut avoir à la fois un trouble panique et un trouble anxieux généralisé.
L’anxiété généralisée se traduit par de l’Anxiété et des soucis excessifs concernant un certain nombre d’événements ou d’activité, sur une période significativement longue.
Ces préoccupations sont difficilement contrôlables.
L’ensemble est associé à des symptômes récurrents tels que, par exemple : de l’agitation, des troubles de la concentration, de la fatigue chronique (ou de la fatigabilité), des troubles du sommeil, des tensions musculaires pouvant conduire à des douleurs, etc.
Un trouble anxieux anxieux généralisé peut lui aussi favoriser une évolution vers de l’agoraphobie.
L’agoraphobie (en quelques mots)
On peut dire que l'agoraphobie se caractérise par une peur (ou une anxiété) se portant sur différentes situations pour lesquelles il serait difficile (au yeux du sujet) de s'échapper ou de recevoir de l'aide s’il avait certains symptômes ou un problème de santé.
Classiquement on retrouve la peur de faire une attaque de panique, de faire un malaise ou d’avoir d’autres symptômes incapacitants ou embarrassants.
L’agoraphobie peut évoluer vers de l’agoraphobie sévère :
- Impossibilité de se déplacer à pieds ou en transport (ou alors de façon très restrictive).
- Impossibilité de travailler ou d’avoir une vie sociale “normale”
L’agoraphobie ou l’agoraphobie sévère peuvent conduire à faire une dépression.
Dans quels cas consulter ?
Je dirais dès la deuxième attaque de panique, car c’est le signe qu’un trouble est en train de s’installer.
Il y a alors un risque d’évolution négative.
Bien sûr, si vous avez attendu plus longtemps, ce n’est pas grave : il est toujours possible de faire quelque chose.

Par exemple :
Avec les patients que je vois en consultation (au cabinet ou en visio) et qui font le programme de thérapie spécialisé que j’ai conçu pour ces troubles, s’en sortent plus de 9 fois sur 10.
Critères de consultation
Il est quoi qu’il en soit conseillé de solliciter un professionnel lorsque :
- Une première attaque de panique est suivie (quelques temps après) d’une deuxième. C’est le signe que le problème s’installe.
- Les crises deviennent fréquentes
- Une peur persistante s’installe entre les crises
- Vous commencez à modifier votre vie (évitements, restrictions, isolement) par peur d’avoir une nouvelle attaque
- Vous vous sentez dépassé, découragé ou désespéré
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement bloqué chez soi pour consulter…
Plus vous agissez tôt Une prise en charge plus précoce est souvent plus simple et limite le risque de rechute.
Et si vous êtes déjà dans une situation difficile, il n’y a aucune faute à cela : beaucoup de personnes tentent d’abord de « s’en sortir seules » avant de demander de l’aide.
L'utilité du dépistage médical
Quand des symptômes physiques importants apparaissent (palpitations, douleurs thoraciques, essoufflement, vertiges, etc.)...
… Un bilan médical est important pour :
- écarter une cause médicale (par exemple un trouble de la thyroïde ou autre problème organique)
- éviter de traiter uniquement l’angoisse si elle est liée une autre maladie
Des examens comme un électrocardiogramme, des analyses sanguines ou la recherche de substances peuvent être proposés selon la situation.
Une fois les causes médicales écartées ou prises en charge, un travail spécifique sur l’anxiété et les attaques de panique peut être envisagé plus sereinement.
Attention, une cause médicale n'exclue pas le problème psychologie :
Si des causes médicales sont détectées, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un problème d’anxiété en plus !
Chez la plupart des patients que j’ai vu dans ce cas de figure, il y avait les deux !
La meilleure solution est alors de faire les soins médicaux nécessaires d’un côté et de commencer un travail de psychothérapie car comme vous le savez certainement :
Le corps et l’esprit sont liés. L’erreur serait de vouloir traiter le corps sans l’esprit (ou l'inverse) !
Aimeriez-vous en savoir plus ?
- Comment le corps et l’esprit sont-ils liés ?
- Quels liens entre vos pensées, vos émotions et les symptômes physiques que vous pouvez ressentir ?
- Pourquoi tout cela s’est il installé et pourquoi est-ce que cela résiste ?
- Comment traiter ce problème de façon durable (se prémunir des rechutes) ?
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à regarder les 4 vidéos explicatives que j’ai mises en ligne sur les attaques de panique, l’anxiété généralisée et l’agoraphobie.
Cela vous permettra de comprendre :
- les causes ;
- pourquoi les crises persistent ;
- comment on peut s’en libérer (durablement) ;
- les thérapies que je mets à disposition.
→ Découvrir tout cela en vidéo
J’espère que ce contenu vous a plu, et surtout, vous a apporté quelque chose !
Je reste bien sûr disponible si vous avez des questions (n'hésitez pas à me joindre si besoin).
À très bientôt,
Karim
Crises d'angoisse, attaque de panique, anxiété généralisée, agoraphobie
Si vous êtes touché par :
- des crises d'angoisse récurrentes ;
- des attaques de panique ;
- de l'anxiété généralisée ;
- de l'agoraphobie ;
- d'autres phobies associées à ces troubles...
Vous pouvez consulter le livret PDF du programme de thérapie que je propose pour ces troubles.



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