Cette force qui sommeille en vous… (malgré la panique et l'anxiété)
Beaucoup de gens se sentent dépassés par leurs attaques de panique ou l’anxiété généralisée ou leur agoraphobie, avant d'arriver à s'en libérer. D'autres se retrouvent perdus (entre les différentes voies thérapeutiques) jusqu'à se retrouver totalement désespérés. Le sentiment d’être faible ou incapable s’installe alors qu’en réalité, les anxieux font quasiment toujours preuve d’une force exceptionnelle…
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Ce qui me touche par rapport cette force qu'ont les anxieux...
… Et leur aveuglement sur leur propre force.
Cette force qui leur a permis de tenir au quotidien, malgré l'anxiété, les attaques de paniques et toutes leurs conséquences... Et cela sur des années pour certains...
Car de la force, il en faut pour être encore là, à essayer de tenir sa vie à bout de bras alors qu'à l'intérieur... C'est un mix entre Beyrouth et la tempête de 1999.
Alors, s'il vous plaît, notez bien cela :
Vivre tout ce que vous vivez, en essayant de d'en sortir, en essayant de fonctionner malgré cette peur, cette boule dans le ventre (ou dans la gorge), tout en faisant face aux autres nécessités de la vie ...
C'est le signe d'une force que vous ne mesurez pas...
Donc non, que vous fassiez des attaques de panique, que soyez atteint d'anxiété génralisée ou d'agoraphobie, vous n’êtes pas ce que vous croyez :
Vous n'êtes pas quelqu'un de "faible" ou “incapable ».
Vous n'êtes ni "nul" ni « décevant ».
Vous n'êtes pas non plus "coupable" de ne pas arriver à gérer vos crises...
Vous n'êtes ni "un fardeau", ni "un poids", et encore moins la cause du malheur de ceux qui vous entourent (comme certains peuvent avoir l’impression et me le confie).
Enfin, vous n'êtes pas coupable de ce qui vous arrive.
Au contraire même, vous menez un combat difficile pour vous en sortir. Vous faites preuve d’une grande force.
Et vous êtes capable de bien plus que vous ne l'imaginez.
Mais vous ne vous ne le voyez pas car votre vue est obstruée par de vieilles blessures, du passé…
Car nos blessures ont un pouvoir sur notre cerveau : celui de nous faire voir les choses de façon déformée.
Une déformation qui va dans le sens de ce que notre cerveau cru être vrai(et croit encore vrai) du fait de ces blessures.
- “Je suis nul”
- “Je ne suis pas capable”
- “Je devrais aller bien”
- “Je n’ai pas le droit à l’erreur”
- “C’est ma faute”
- “Je suis un poids”
- Etc.
Et il y en a bien d’autres…
Ces croyances apprises par les expériences négatives qu’on a pu digérer déforme notre vision de la réalité, déclenchent des peurs ou les amplifient au point de nous faire paniquer ou de nous conduire à l’enfermement, comme dans l'agoraphobie.
Pourtant…
Vous n'êtes pas responsable de vos crises, de votre anxiété et de vos peurs…
Elles sont provoquées par ces mécanismes inconscients, qui sont en dehors (pour l’instant) de votre contrôle.
D’ailleurs, à quel moment avez-vous choisi de vivre tout cela ?
Vous êtes-vous réveillé(e) un matin en vous disant, « Tiens, si faisais des attaques de panique (ou de l’anxiété généralisée) histoire de vivre un enfer pendant les 6 prochains mois (ou les 10 prochaines années) ?!
Car cela peut hélasparfois durer en l’absence d’un thérapie adaptée...
Et à quel moment vous a-t-on appris (dans l'enfance, là où tout se construit) à gérer vos émotions autrement, avec harmonie, à exprimer librement vos ressentis et à traiter les blessures émotionnelles ?
À quel moment vous-à-t-on, à cette période cruciale de votre développement, enseigné, transmis et donné ce dont vous avez besoin pour digérer les traumas qui ont pu émailler votre vie ?
Donc souvenez-vous bien de cela…
Vous n'êtes pas un poids.
Vous portez un poids...
Un poids qui ne vous appartient pas (souvent par empathie, par loyauté, ou simplement pour ne pas reproduire sur d'autres ce que vous avez pu subir).
Et c'est aussi ce qui fait que vous ne soupçonnez pas cette force qui est en vous...
Car pour l’instant, vous n’arrivez peut-être pas encore à voir les choses autrement.
Mais imaginez un instant… Si c’était possible que cela change ?!
Pour ma part, je sais que ça l’est car je le vois tous les jours depuis près de 15 ans de pratique.
Bien sûr rien n’est certain à 100% en psychothérapie… Mais ce qui est certain, c’est cette possibilité.
Sinon, comment des gens atteints par exemple d’anxiété généralisée depuis plus de 20 ou 30 ans auraient-ils pu s’en sortir, et enfin retrouver une vie quotidienne normale ?!
Alors courage, prenez conscience de votre Force…
Apprenez à vous regarder avec l’amour, dont l’enfant que vous avez été aurait eu besoin pour pouvoir s’épanouir pleinement.
Et si c’est encore trop difficile, ancrez en plus profond de vous-même la détermination à un jour y arriver.
Car ce regard d’amour, bienveillant et en même temps, qui vous laisse libre d’être vous-même, c’est peut -être au cela qui vous vous a le plus manqué.
Vous en êtes capable.
Vous en êtes capable malgré la peur et l'anxiété...
... Car vous le donnez déjà à d’autres.
Bien sûr, cela s’apprend et peut prendre un peu de temps.
Mais cela reste possible avec des moyens adaptés à ces troubles.
Et puis vous n’êtes pas seul(e).
D’autres parcourent ce chemin.
Vous pouvez les rejoindre si vous le décidez.
Recevoir de l’aide ne veut pas dire être faible.
Accepter de recevoir de l’aide c’est au contraire être fort, car c’est avoir la force de livrer sa vulnérabilité à un ou des autres (bien choisis).
C’est aussi la force de reconnaître cette fragilité.
Lla plus grande force d’un être humain, c’est justement de reconnaître ses faiblesses…
Car ce geste du cœur et de l’esprit, qui peut lui permettre d’évoluer, de se transformer et de guérir ces blessures.
Donc encore une fois… Gardez bien cela au chaud près de votre cœur :
- Vous êtes fort
- Vous êtes digne d’estime
- Vous méritez d’être heureux
Et tout ce que je vous dis là...
Ce n'est pas pour vous faire plaisir.
C'est le fruit des constats que je fais avec mes patients.
Eux-mêmes s'en rendent compte au fur et à mesure de la thérapie.
Et nous savons que la thérapie est bientôt terminée une fois qu’ils arrivent à se le reconnaître pour eux-mêmes.
C'est alors un profond soulagement.
Et ils peuvent alors commencer à retrouver la personne qu'ils étaient avant, ou simplement à devenir véritablement eux-mêmes.
Une dernière chose, cette force que vous avez est à la hauteur de votre sensibilité.
Cette sensibilité qui peut devenir un atout (une fois qu'on a appris à la gérer et qu'on a pu soigner les blessures du passé qui la rende si sensible, justement).
Et comme tout le monde, vous avez le droit de prendre soin de vous et de vous respecter, même si cela ne fait pas plaisir à tout le monde.
Alors encore une fois, courage. Un pas devant l’autre. Mais gardez à l’esprit que vous n’êtes pas seul(e) et qu’il est possible de rejoindre des compagnons de route pour faire ce chemin.
Voilà ce que je voulais vous dire aujourd’hui.
Je vous dis à bientôt pour de nouveaux contenus.
Karim
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Crises d'angoisse, attaque de panique, anxiété généralisée, agoraphobie
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Vous pouvez consulter le livret PDF du programme de thérapie que je propose pour ces troubles.



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